9.25.2008

deleuze et docteurs ~

Gilles Deleuze et les médecins.




Gilles Deleuze n'a rien écrit de spécifiquement médical si ce n'est son très célèbre Anti-oedipe qui est une remise en cause radicale de la psychanalyse et du capitalisme en même temps que l'exposé d'une conception nouvelle du désir. Mais la psychanalyse fait-elle partie intégrante de la médecine, rien n'est moins sûr. Ce n'est donc pas à ce titre qu'il figure ici mais en tant qu'interlocuteur du monde médical et grand utilisateur de médicaments.

Gros fumeur, atteint d'une tuberculose pulmonaire grave en 1968 (3) puis d'une BPCO évoluant vers une insuffisance respiratoire grave qui lui laissait de moins en moins de temps pour penser, son état d'épuisement (4) le décide à rejoindre volontairement l'histoire des philosophes qu'il a tant exécrée (5) et de nous quitter le 4 novembre 1995.


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Jill shouts! Don't ever go to Doctors!

D octors! Doctors! medicaments! mendicants!


Only Doctor Bethune ~ ~!!








"J'ai une grande haine non pas pour la personne des médecins qui sont souvent charmants, délicieux, mais pour le pouvoir médical et la façon dont les médecins l'utilisent. Comme ils travaillent de plus en plus avec des appareils et des épreuves, assez désagréables pour le patient, épreuves dont on a l'impression qu'elles n'ont absolument aucun intérêt sauf de les conforter dans leur diagnostic, il n'y a qu'une chose qui me ravit et en même temps qui les mécontente, c'est à chaque fois que j'ai pu passer 'sous' leurs appareils, que mon souffle était trop mince pour être enregistré, ma joie, c'est qu'à ce moment là, ils sont fou furieux, ils haïssent leur patient. Ils acceptent très bien de se tromper de diagnostic mais ils n'acceptent pas qu'on ne soit pas saisi par leurs appareils dont ils jouent de façon inadmissible.

Et puis ils sont trop incultes ou alors quand ils se lancent dans la culture, c'est une catastrophe. Enfin ce sont de drôles de gens les médecins. Ma consolation, c'est qu'ils gagnent beaucoup d'argent mais qu'ils n'ont pas le temps de le dépenser vraiment, d'en profiter parce qu'ils mènent une vie extrêmement dure. Enfin les médecins ne m'intéressent pas beaucoup, indépendamment des personnalités encore une fois qui peuvent être exquises, mais dans leur fonction ils traitent les gens comme des chiens. C'est vraiment la lutte des classes car si on est un peu riche, ils sont déjà un peu plus polis, sauf en chirurgie, les chirurgiens c'est encore un autre cas mais les médecins, ça ne va pas fort, il faudrait une réforme quand même car il y a un problème." (6)

Les médicaments.

"Ca ne m'ennuie pas les médicaments, ça fatigue évidemment, ce petit tas de médicaments tous les matins c'est une bouffonnerie mais j'ai le sentiment que c'est très utile aussi. Même dans le domaine de la psychiatrie, j'ai toujours été pour les médicaments et pour la pharmacie."

La maladie

"La maladie doit servir à quelque chose comme le reste. Pour moi, la maladie n'est pas une ennemie, ce n'est pas quelque chose qui donne le sentiment de la mort, c'est quelque chose qui aiguise le sentiment de la vie...
Quant aux bénéfices secondaires de la maladie, il faut s'en servir pour être plus libre ou alors on se surmène, ce qui est fâcheux. Si on se surmène pour réaliser une puissance quelconque, ça vaut la peine mais se surmener socialement, un médecin qui se surmène parce qu'il a trop de clients, je ne comprends pas."



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