7.26.2013

.. Catch ~





'Je n’ai jamais pu donner tort aux gens. Quoi qu’ils fassent, je n’ai pas le goût de leur donner tort. »

 

Avec François Zourabichvili.








Mille Deleuze 4/5 : la bêtise (rediffusion d'une émission de 2004)








Philosophie classique et philosophie contemporaine. Préparation au baccalauréat. Conférences et émissions audios de philosophie.

Réalisé par Raphaël Bessis à partir des textes de Gilles Deleuze, du Vocabulaire de Gilles Deleuze (sous la dir. Robert Sasso et Arnaud Villani), Les Cahiers de Noesis n° 3, Printemps 2003, du Vocabulaire de Deleuze de François Zourabichvili, Ed. Ellipses, 2003, et du livret réalisé par David Lapoujade à l’occasion de l’exposition « Deleuze » organisé par l’ADPF (association pour la diffusion de la pensée française), 2004), et mis en ligne par jld.
Ces éléments d’un petit vocabulaire deleuzien se veulent une invitation à découvrir l’oeuvre de Gilles Deleuze, ainsi que ces précieux guides que sont les ouvrages utilisés comme références. Les quelques éléments qui te sont proposés ici, ami butineur, ne peuvent remplacer la fréquentation de ces livres.
 
leportique.revues.org - March 16, 6:54 AM

Nager entre deux mots: À propos de « Désir et plaisir » de Gilles Deleuze

Il s’agit ici de quelques remarques à propos d’un aspect de la « lecture » de Foucault par Deleuze tel qu’il se dégage d’un texte de ce dernier intitulé « Désir et plaisir ».

La question de l’identité philosophique de Michel Foucault continue, semble-t-il, à inquiéter beaucoup. Cela n’a jamais été le problème de Gilles Deleuze qui commence son intervention, « Qu’est-ce qu’un dispositif ? », par la formule : « La philosophie de Foucault… »
Pour Deleuze, cette question n’a pas même à être posée. L’intérêt de la rencontre Deleuze-Foucault est donc, à mon sens, d’abord celle-ci : d’éclairer en pleine lumière ou d’extraire la philosophie d’un penseur qui n’a jamais voulu ou désiré l’exposer en tant que telle. Non par mépris pour la philosophie mais par refus de l’identification 4. Il faut s’avancer masqué, tel un « philosophe masqué » 5, non par prudence ou coquetterie, mais pour laisser se faire le travail de transformation de la pensée qui ne laisse aucune identité intacte. Les vocables comme « philosophe », « philosophie », et même, mais à un moindre degré (pourquoi ?) « pensée » sont des poids et des maux. Le nom propre lui-même, son propre nom, peut devenir un écran qu’il faut savoir brouiller à l’occasion. Au lecteur alors de se débrouiller, c’est-à-dire de travailler pour aller, au-delà des panneaux, vers ce qui introduit « une différence significative dans le champ du savoir ».
Cette lutte avec les vocables, que d’autres ont nommée « écriture », est un jeu de vérité où se confondent la peine et le plaisir....
stl.recherche.univ-lille3.fr - March 13, 3:41 AM

Au croisement des philosophies de Bergson et de Deleuze : la nouveau

...Comment comprendre alors ce double glissement de la « création » à la « production », d’une part, et du « fait » au « problème » du nouveau d’autre part ? C’est ce qu’une confrontation entre les philosophies de Bergson et de Deleuze doit permettre d’établir.
On pourrait cependant avancer que si cette « question du nouveau » permet de rassembler à l’intérieur d’une même orientation philosophique des pensées aussi hétérogènes que celles de Foucault, Leibniz et Bergson, c’est peut-être parce qu’elle est avant tout la question de Deleuze, celle qui le hante, si bien qu’il la retrouverait chez tous ces auteurs justement parce qu’il l’y aurait mise ?
Mais, s’agissant de Bergson, il paraît indiscutable que la nouveauté occupe une place centrale dans sa philosophie. C’est d’ailleurs un point qui n’a pas échappé à Deleuze dès les articles qu’il lui consacre en 1956, lorsqu’il remarque la présence dans l’oeuvre de Bergson d’un « véritable chant en l’honneur du nouveau » (L’île déserte, p. 41). Le philosophe de la durée est bien celui qui a construit toute son oeuvre en riposte à une certaine méconnaissance de ce fait pourtant primitif qu’est la nouveauté, présente dans toute notre expérience, et qui révèle la dimension temporelle, active et même créatrice de l’être. C’est ainsi qu’il écrit dans « Le possible et le réel » (La pensée et le mouvant, p. 115/1344) : « Mais la vérité est que la philosophie n’a jamais franchement admis cette création d’imprévisible nouveauté »....
www.dust-distiller.com - March 10, 1:44 PM

MILLE PLATEAUX, LA PENSÉE DU PAYSAGE À VASSIVIÈRE |

Il faut arriver à Vassivière la nuit, aborder son lac, gagner son île par un chemin étroit et découvrir enfin l’édifice onirique et massif du phare bordé d’une constellation d’étoiles scintillantes. La bâtisse est un centre d’art et les étoiles sont une installation de l’artiste Eric Samakh. Nous sommes dans la campagne la plus rurale du Limousin, à deux pas du plateau dit « des Mille Vaches »...

En 1980, Gilles Deleuze et Félix Guattari réunissent un ensemble de textes dans leur ouvrage commun Mille Plateaux, second tome du cycle Capitalisme et Schizophrénie succédant à L’Anti-Œdipe. Mille Plateaux explore dans un langage simple la pensée des rhizomes. L’écriture adopte elle-même une forme « rhizomatique » dans laquelle la lecture se perd à dessein. L’ouvrage préfigurait par exemple les cultures électroniques – dans la musique et dans les arts – et l’organisation du réseau internet en tant que toile. Il y est question de rhizomes et de racines évidemment mais également de linguistique, d’un corps sans organes, de « nomadologie », du « devenir-animal » deleuzien, de loups et de plateaux. « Jamais un plateau n’est séparable des vaches qui le peuplent, et qui sont aussi les nuages du ciel » y lit-on.
L’inspiration du titre – et pourquoi pas de l’ouvrage tout entier – de Mille Plateaux est à relier à la campagne Vassivière en Limousin et son Plateau des mille vaches. Les racines rurales de Deleuze.
On vient se perdre là physiquement comme dans la lecture de l’ouvrage mais un phare guidera le voyageur...

www.sauramps.com - March 4, 8:53 AM

Librairie Sauramps Guattari côté psy | Sauramps

Alternant l’écriture avec Gilles Deleuze, passant de la philosophie à la psychiatrie avec un équilibre qui lui est propre et nous invitant maintenant de Leros à La Borde vingt ans après sa disparition, Félix Guattari n’aura cessé de jongler, de nous surprendre, passant d’un côté à l’autre de lui-même comme pour mieux ausculter le monde..

Publiés pour la première fois en 2005, les Ecrits pour l’Anti-Œdipe apportent un éclairage sur le travail commun mené avec Gilles Deleuze pour L’Anti-Œdipe au début des années 70. Textes, notes, fragments et corrections permettent d’appréhender avec nuances et justesse le fonctionnement du duo « Deleuze-Guattari ».
Avec cette nouvelle édition sort simultanément un texte inédit de Félix Guattari, préfacé par Marie Depussé et intitulé De Leros à La Borde. Ce recueil dont il avait lui-même définit le contenu avant sa disparition est remarquable. Construit en deux temps, il montre d’abord, sous forme de journal, le véritable « bagne psychanalytique » où sont enfermés 1200 malades, « un camp de concentration sans la présence d’aucun personnel soignant, sans même un psychiatre » à Leros, petite île grecque du Dodécanèse, adossée à la côte turque....
lesilencequiparle.unblog.fr - February 29, 8:31 AM
 Michel Foucault Un mao me disait : « Sartre, je comprends bien pourquoi il est avec nous, pourquoi il fait de la politique et dans quel sens il en fait ; toi, à la rigueur, je comprends un peu, tu as toujours posé le problème de l’enfermement. Mais Deleuze, vraiment, je ne comprends pas. » Cette question m’a prodigieusement étonné, parce que moi, ça me paraît très clair.
 ...
MF: Comme vous dites, les rapports entre désir, pouvoir et intérêt sont plus complexes qu’on ne le croit d’ordinaire, et ce n’est pas forcément ceux qui exercent le pouvoir qui ont intérêt à l’exercer ; ceux qui ont intérêt à l’exercer ne l’exercent pas, et le désir du pouvoir joue entre le pouvoir et l’intérêt un jeu qui est encore singulier. Il arrive que les masses, au moment du fascisme, désirent que certains exercent le pouvoir, certains qui ne se confondent pas avec elles pourtant, puisque le pouvoir s’exercera sur elles et à leurs dépens, jusqu’à leur mort, leur sacrifice, leur massacre, et elles désirent pourtant ce pouvoir, elles désirent que ce pouvoir soit exercé.....

www.humanite.fr - February 26, 7:56 AM

La puissance du cinéma selon Deleuze | Humanite

Les cinémas de Gilles Deleuze, de Dork Zabunyan. Éditions Bayard, 2011, 196 pages, 22 euros. Depuis leur parution en 1983 et en 1985, les deux ouvrages philosophiques consacrés par Gilles Deleuze au cinéma (1) ont eu un retentissement intellectuel considérable. Les principales thèses qui les composent sont reprises tant par les philosophes que par les non-philosophes, entre lesquels Deleuze a su, dans ses cours et dans ses nombreuses publications, jeter des ponts comme personne avant lui. Mais elles ont donné lieu à des commentaires de valeur très inégale. Dork Zabunyan, enseignant en études cinématographiques à l’université de Lille-III, parvient à ajouter un titre à cette volumineuse bibliothèque consacrée aux liens entre Deleuze et la chose cinématographique sans alourdir les bibliographies déjà copieuses des savants. Son livre mérite même d’y figurer en bonne place.
 L’ouvrage s’appuie sur la définition deleuzienne de la philosophie comme activité de création de concepts, qui, au contact du cinéma et des affects et autres percepts qui en forment le tissu, se dote d’une « réelle puissance de métamorphoses ». Procédant par entrées multiples, un peu à la manière d’un rhizome cher à l’anti-maître de Vincennes, Zabunyan interroge ce que sont des « grands » et des « mauvais » films selon Deleuze, et même ce qu’est un « film nul », selon une expression aussi commode et courante qu’obscure. Un film n’a d’intérêt, en tant qu’œuvre de pensée, que s’il pose un problème et que si les images qui le composent sont chargées d’une idée...
 

jeancletmartin.blog.fr - February 18, 11:27 AM

Deleuze au-delà de Badiou - Jean-Clet Martin

Donner au mouvement de la variation une place centrale dans la philosophie de Deleuze cela tient au statut même de ce que Deleuze appelait la création des concepts. Une variation n’est possible en effet que par la liaison opérée dans une multiplicité en suivant un plan de composition ou une méthode conceptuelle originale. C’est qu’une multiplicité n’est pas seulement composée d’éléments ou de parties. La question n’est pas pour Deleuze d’envisager le multiple à la manière d’Alain Badiou qui distingue, à l’intérieur d’un ensemble, les éléments de leurs rapports (ou parties) sachant que ces derniers sont plus nombreux que les autres engageant, le long de ce débordement, une ligne d’erre. Deleuze ne raisonne pas en termes de nombre ni de surnombre. Il y a quelque chose de plus algébrique dans sa façon de penser....

www.centpapiers.com - February 15, 6:09 AM

Intégrisme marchand : les anneaux du serpent | CentPapiers

Foucault a situé les sociétés disciplinaires aux XVIIIème et XIXème siècles ; elles atteignent leur apogée au début du XXème. Elles procèdent à l’organisation des grands milieux d’enfermement. L’individu ne cesse de passer d’un milieu clos à un autre, chacun ayant ses lois : d’abord la famille, puis l’école (« tu n’es plus dans ta famille »), puis la caserne (« tu n’es plus à l’école »), puis l’usine, de temps en temps l’hôpital, éventuellement la prison qui est le milieu d’enfermement par excellence. C’est la prison qui sert de modèle analogique : l’héroïne d’Europe 51 peut s’écrier quand elle voit des ouvriers « j’ai cru voir des condamnés… ». Foucault a très bien analysé le projet idéal des milieux d’enfermement, particulièrement visible dans l’usine : concentrer ; répartir dans l’espace ; ordonner dans le temps ; composer dans l’espace-temps une force productive dont l’effet doit être supérieur à la somme des forces élémentaires. Mais ce que Foucault savait aussi, c’était la brièveté de ce modèle : il succédait à des sociétés de souveraineté, dont le but et les fonctions étaient tout autres (prélever plutôt qu’organiser la production, décider de la mort plutôt que gérer la vie) ; la transition s’était faite progressivement, et Napoléon semblait opérer la grande conversion d’une société à l’autre. Mais les disciplines à leur tour connaîtraient une crise, au profit de nouvelles forces qui se mettraient lentement en place, et qui se précipiteraient après la Deuxième Guerre mondiale : les sociétés disciplinaires, c’était déjà ce que nous n’étions plus, ce que nous cessions d’être...
politproductions.com - February 12, 12:05 PM

La nature humaine selon David Hume par Gilles Deleuze (Audio)

Enregistrement radiophonique de Gilles Deleuze datant de 1956, trois ans après Empirisme et subjectivité, « Essai sur la nature humaine selon Hume » (P.U.F., 1953)

Via dm
www.youtube.com - February 4, 4:58 PM

Deleuze: Sur la peinture, séance 1

Gilles Deleuze Sur la peinture, séance 1 Université Paris-VIII, 24 mars 1981 [some of these files are cut off at the beginning or the end, and most contain g...
www.actu-philosophia.com - January 29, 7:55 AM

Arnaud Bouaniche : Gilles Deleuze, une introduction - actu philosophia

Dans une collection consacrée à des penseurs prétendument critiques qui ne brille pas par son esprit justement critique, Pocket / La découverte vient de consacrer une hagiographie à un des penseurs les plus dominants du moment, Gilles Deleuze. Que le lecteur ne cherche point la moindre trace critique dans cet ouvrage, ni même la moindre prémisse d’une présentation des débats nombreux, c’est à l’adhésion inconditionnelle qu’invite cet ouvrage, là où même Goldschmit dans son Introduction à Derrida avait eu le courage de restituer les débats nés de la pensée de la différance, quitte à faire de Derrida l’inlassable vainqueur de la totalité de ceux-ci. Intellectuellement décevante à force de conformisme et de parti-pris, cette introduction à la « pensée » de Deleuze offre toutefois une présentation large et claire de l’œuvre du maître à penser. L’ouvrage propose en guise d’introduction – et de conclusion – de penser l’œuvre de Deleuze contre un remède à la bêtise ; il est longuement rappelé que Deleuze n’aimait pas celle-ci, qu’il s’en méfiait, qu’il cherchait à la combattre à tous les instants.(...)...
www.liberation.fr - January 21, 9:09 AM

Guattari, prises multiples

Trois ouvrages pour les 20 ans de la mort du psychanalyste, qui avec Deleuze conçut la bombe de «l’Anti-Œdipe»...

On a une idée imprécise de la façon dont Félix Guattari et Gilles Deleuze travaillaient ensemble. On sait bien, en revanche, ce qu’ils entendaient par «philosopher» : fabriquer des concepts, les découper, les limer, les clouer, les encastrer les uns dans les autres, non pour poser un coffrage sur le réel, mais pour imbriquer des pans de réalités hétérogènes, qui, en se collant, créeraient des plans nouveaux d’où sourdent inopinées des multiplicités d’événements. Aussi les imagine-on en ouvriers, menuisiers ou maçons. L’un était plutôt l’homme du chantier, de la fouille, de la découverte de matériaux, de l’inventivité, l’autre celui de la maison, de la construction, de la finition, de la dernière main - celui-ci était le fleuve, le main stream, si l’on veut, l’autre tous les affluents, bouillonnants. Deleuze n’a pas cessé de dire ce qu’il devait à la créativité exubérante de son ami, qui lui fit voir sous un autre jour les problèmes politiques, les «incidences militantes», ou la psychanalyse, le lacanisme, la psychiatrie…

www.latribune.fr - March 18, 4:22 PM

Salon du Livre : Les auteurs les plus piratés en 2011 en français

Le philosophe Gilles Deleuze fait partie des vingt auteurs dont les livres, en français, étaient les plus fréquemment téléchargés en 2011. Découvrez les 19 autres ainsi que les livres les plus appréciés des "pirates" du net.

Beaucoup plus incongru, parmi ces vingt noms de la littérature populaire, figure également Gilles Deleuze. Le philosophe, auteur de Rhizhome, "fait partie des penseurs de la modernité, des réseaux et l'un des philosophes français les plus lus aux Etats-Unis", explique Cécile Moscovitz, responsable des études au sein du MOTif. Ainsi, lu en français dans le texte par les universitaires américains, Gilles Deleuze fait partie de ces auteurs téléchargés par les étudiants, et cette bonne place est constatée par l'organisme depuis sa première étude en 2009....
 
www.philomag.com - March 18, 4:25 PM

Philomag - brève - Gilles Deleuze, dans la peau

Faire la salle, Faire le Gilles, Faire le film, trois variations à partir des cours de Gilles Deleuze, sont présentées le 2 avril dans le cadre du festival Étrange Cargo, qui se tient du 13 mars au 7 avril, au théâtre de la Ménagerie de Verre, à Paris. La voix de Gilles Deleuze se glisse dans le corps de Robert Cantarella. L'acteur détaille sa démarche.

Vous « montez » des cours de Gilles Deleuze. Quel rapport avec le théâtre ?
Robert Cantarella. Les cours de Deleuze ne sont pas uniquement des brouillons de textes. Il ne s'agit pas tout à fait de théâtre, non plus. Mais de l'émotion, de la sensualité et une autre forme de savoir sont néanmoins véhiculées par la voix. Le principe est de reproduire immédiatement à haute voix les cours de Deleuze, enregistrés et transmis grâce à un système d'oreillette. À l'origine, j'employais ce système – répéter ainsi instantanément des textes d'auteurs enregistrés – pour aider les comédiens à se dégager de l'angoisse liée à la question de l'incarnation. Or voir un homme parler avec une autre voix, respirer avec un autre corps, sentir l'osmose entre ce travail de la voix, du corps et du corps du texte, procure également un grand plaisir...


www.cineclubdecaen.com - March 16, 6:49 AM

Gilles Deleuze et les images

L'ouvrage résulte de la journée d'études "Deleuze et l'image" tenue à la Sorbonne le samedi 2 décembre 2006. Les communications sont brèves. Vingt contributions pour moins de 200 pages, soit neuf pages en moyenne par texte en comptant une page supplémentaire pour les notes fournies qui les accompagne. Cette brièveté a pour intérêt majeur de déterminer rapidement l'enjeu, une narration sensible du rapport de l'auteur avec Gilles Deleuze comme homme ou philosophe ou l'exploration d'un concept pris dans ses écrits.
Les contributions font l'objet de deux parties : La philosophie à l'épreuve du cinéma ou comment les critiques, professeurs de cinéma ou cinéastes se sont emparés de la pensée de Deleuze et Le cinéma à l'épreuve de la philosophie, l'importance pour la philosophie de la pensée sur le cinéma de Deleuze.....

projetmhl.wordpress.com - March 10, 2:59 PM

Les émotions, disait-il…

Le cinéma tel qu’il est analysé par Gilles Deleuze dans les deux livres qu’il lui consacre se décrypte à partir du rôle central donné au schème sensorimoteur. Pour mémoire, on appelle schème sensorimoteur le schéma comportemental perception-action. Le mot schème s’emploie pour signifier qu’il ne s’agit pas d’appliquer un schéma formel à la réalité mais partir des régularités qu’on observe dans celle-ci pour faire émerger un motif opératoire parmi la diversité des situations. Autrement dit, c’est un peu précieux mais on dira schéma pour parler d’une forme a priori et schème pour une forme a posteriori.  Bref, en introduisant l’affection entre la perception et l’action, c’est bien à partir de là que Deleuze nous propose une lecture de l’image cinématographique.
L’image classique, c’est-à-dire l’image-mouvement, explorera le schème sensorimoteur pour autant qu’il est réalisé, sinon par les personnages, du moins par le film en tant que totalité ouverte par la durée. L’image moderne, c’est-à-dire l’image-temps, explorera la rupture du lien sensorimoteur, traversera la disparition du personnage à la recherche d’une matrice esthétique capable de redonner ou d’inventer un corps et un cerveau à l’humanité. Mais pour installer le schème sensorimoteur dans le cinéma, il fallait d’abord l’installer dans la pensée et ensuite convoquer le cinéma ; il fallait trouver le plan d’immanence proprement cinématographique où cinéma et pensée deviennent assez indiscernables pour nouer leurs étranges alliances. Ce plan d’immanence, Deleuze le trouvait chez Bergson et ce dernier le formulait non pour le cinéma mais comme une réponse à la nouvelle physique einsteinienne....

www.canal-u.tv - March 8, 7:32 AM
Faire lever les devenirs : la question du devenir-révolutionnaire chez Gilles Deleuze
Session Effets philosophiques de mai 68. Crises, fractures, déplacements.

Dans son seul texte consacré à la question, Deleuze affirme avec Guattari que si mai 68 est un événement qui est, en tant que tel, ouverture de possible, la société française a été incapable de s’élever à la hauteur de cet événement par son impuissance à créer des agencements collectifs capables d’effectuer la mutation : « chaque fois le possible a été refermé ». La nécessité d’effectuer la mutation, de l’actualiser, Deleuze la réaffirmera plus tard au sujet des sociétés de contrôle. Tandis que Negri lui affirme la quasi-inéluctabilité de la mutation globale du système capitaliste effectuée par la puissance de la multitude, Deleuze déclare son scepticisme à l’égard d’une telle effectuation, marquant par là la continuité problématique de la question de la pratique révolutionnaire dans son œuvre : comment effectuer les devenirs qui se lèvent ? C’est l’insistance de cette question que nous voudrions analyser.

Vidéo de la conférence d'Igor Krotlica. Durée: 37'26".
 
www.telerama.fr - March 2, 6:06 AM

Deleuze - livre de Jean-Clet Martin. - Critique - Télérama.fr

Critique du livre Deleuze de Jean-Clet Martin.

« Je m'enfonce comme un chien (je préférerais comme un furet, mais je crois plutôt que c'est comme un chien) dans la recherche de ce qu'est la philosophie. C'est un sous-sol ou un boyau obscur. » Cette lettre de Gilles Deleuze, adressée en 1989 à Jean-Clet Martin, sert de viatique à ce court mais dense essai, bel « éclat » d'une nouvelle collection de poche. L'auteur met en mouvement les grands concepts deleuziens : surface, multiplicité, image-mouvement...

toutelaculture.com - February 28, 7:54 AM

Étrange Cargo : un dialogue entre les différents langages théâtraux - toutelaculture.com

Faire la salle, Faire le Gilles, Faire le film de Robert Cantarella
Quand les images semblent avoir saturer leur pouvoir de communication, la voix peut aider la compréhension. C’est à partir de ce constat que Cantarella a conçu son spectacle, qui enquête la pratique de la copie en art, à travers la reproduction de trois cours de Gilles Deleuze avec sa propre voix.
Avec: Robert Cantarella et Alexandre Meyer

Lundi 2 avril : Faire la salle (16h30), Faire le Gilles (18h00), Faire le film (21h).


Festival qui a mlieu à partir du 13 mars jusqu'au 7avril
Lieu: Ménagerie de verre, 12-14 rue de léchevin 75011 Paris
Contact: 01 43 38 33 44


Jacques Derrida. Gilles Deleuze: On Forgiveness. 2004 1/11

http://www.egs.edu/ Jacques Derrida speaking about Forgiveness in his Paris seminar "A Critique of Psychoanalysis", a reading focusing on texts from Gilles Deleuze...

Durée de l'extrait 9'58".

Littérasophie et philosofiture avec Gilles Deleuze et Hélène Cixous

Débat organisé à l'université de Vincennes avec Gilles DELEUZE, philosophe et Hélène CIXOUS, écrivain, avec la participation d'étudiants de Vincennes.

Définitions des mots : littérature marchande et non marchande ; remarques à propos de Samuel BECKETT et d'Antonin ARTAUD ; les rapports entre littérature et inconscient ; le rôle de la psychanalyse ; réponses à des questions d'étudiants sur codes et contre-codes de l'écriture, sur les raisons d'écrire, sur la situation de l'écrivain, sur l'enseignement de la littérature et de la philosophie.
kommunicationetcie.wordpress.com - February 12, 12:21 PM

Gilles Deleuze | KomMunication & Cie

Gilles DELEUZE est un philosophe français. Il n’a jamais accepté de passer à la télé ou à la radio. Sa seule médiatisation à eu lieu sous la forme d’un film qui a été diffusé de manière posthume. Sa mort est survenue alors qu’il avait 70 ans.
Ce film, sous forme d’un abécédaire, a été réalisé par Claire Parnet, l’une de ces disciples : Gilles Deleuze a attribué une notion à chaque lettre de l’alphabet. Aujourd’hui, nous allons étudier trois de ces notions : l’Idée, la Question et la Résistance.

Reprise et commentaire de l'abécédaire de Gilles Deleuze et Claire Parnet, avec des insertions de vidéo.


www.paris-philo.com - February 8, 3:52 AM

231. Deleuze et la pensée du surpli : les deux éternités.

C’est bien après une nouvelle image de la pensée que courait explicitement Deleuze depuis Différence et répétitions DzDR. Il la mettra en œuvre réellement lors de sa collaboration avec Félix Guattari. Deleuze estime même que Guattari avait de l’avance sur lui. A eux deux ils commirent une théorie des multiplicités et une saisie des singularités qui, bien que métaphysique, restent un programme assez révolutionnaire, à tel point que Deleuze dira lui-même qu’il ne parvient à l’épuiser ! Mais comme l’a très bien relevé Alain Badiou, ce considérable programme … il ne l’a pas mené à son terme, voire qu’il l’a infléchi dans une direction opposée à celle que nous pensons qu’il doit tenir.
On peut dire que Deleuze a couronné son système par l’Un-Tout qu’il nomme aussi Relation ou Ouvert, ainsi il a « infléchi » ses recherches, revenant d’une pensée du Surpli avec Guattari à une pensée du Dépli ou de l’Ouvert. C’est peut-être là qu’on peut comprendre pourquoi Deleuze disait dans son petit Nietzsche DzN, avant la traduction des œuvres complètes, qu’au final on ne comprenait pas la pensée de Nietzsche.
Nietzsche, dans une de ses œuvres, disait qu’il voulait amener une nouvelle définition de l’éternité à la face du monde. Sans doute, est-ce Deleuze qui a le mieux explicité cette nouvelle conception de l’éternité, qui n’est autre que l’intensité ou singularité ou nouveauté. Ceci pourrait apparaître anodin, mais derrière les deux conceptions de l’éternité, il y a deux appréhensions de la réalité, que Deleuze a souvent confondues sous le terme de durée. Tout d’abord, dans son cours sur Spinoza — en référence à Ethique V, 23 —, Deleuze opposait immortalité et éternité, en développant toute une analyse autour de l’expression expérimenter que nous sommes éternel(le)s c’est-à-dire vivre et actualiser des intensités inouïes, qui ne sont pas toujours déjà là....
 
multitudes.samizdat.net - February 2, 2:43 PM
L’article que Deleuze a consacré à Masoch en 1961 est précieux pour qui cherche à comprendre les rapports de Deleuze à l’inconscient et à la psychanalyse. Il comprend la première discussion sérieuse du concept d’inconscient et prend sans ambiguïté le parti de Jung contre Freud. Les premières études de Deleuze avaient principalement porté sur Hume et Bergson et il y était peu question de l’inconscient, tout du moins explicitement. Dans son premier article sur Bergson, Deleuze adoptait la théorie de Bergson (formulée dans Matière et mémoire), selon laquelle « le passé, c’est donc l’en-soi, l’inconscient ou justement, comme dit Bergson, le virtuel » (Deleuze, 1956, p. 39). Cette identification de la mémoire à l’inconscient se démarquait déjà nettement de Freud, en ceci que l’inconscient n’était pas d’abord caractérisé comme le dépôt de représentations (sexuelles) refoulées particulières, mais parce qu’il indiquait plutôt le passé mémorisé comme un tout, dans sa relation avec le présent vivant. Dans les années 1950, Deleuze accordait également une attention particulière à ce qui était sans doute alors la théorie la plus controversée de Bergson, la théorie de l’instinct telle qu’elle se trouve dans L’Évolution créatrice et qui entretient une relation plus compliquée avec le concept d’inconscient. En 1953, Deleuze fit paraître un ouvrage intitulé Instincts et institutions, une sélection de soixante-six textes qui explorait ces thèmes et les mettait en rapport...


labyrinthe.revues.org - January 25, 8:22 AM

Réinvention et mort de la subjectivité:... à la mésentente entre Deleuze et Foucault

Par Diogo Sardinha

Quand, au sein du groupe qui a préparé ce dossier de Labyrinthe, nous avons entamé l’étude des notions de sécurité et d’exception, dans les premiers mois de l’année 2006, le thème du terrorisme nous est apparu incontournable.
 ...
 Quand Deleuze éprouve le besoin de comprendre la philosophie de Foucault, c’est dans l’esprit et les actes de cette époque qu’il souhaite l’inscrire, époque à laquelle la lutte armée appartient de plein droit. Cependant Deleuze franchit alors un pas décisif : il ajoute que cette époque a été en quelque sorte inaugurée par Lukács avec la publication d’Histoire et Conscience de classe. C’est bien ce qu’il affirme, dans la note que nous citons sans plus attendre et où le thème de la subjectivité se noue sans détours avec celui de la lutte : "À lire certaines analyses, écrit-il dans Foucault (1986), on croirait que 1968 s’est passé dans la tête d’intellectuels parisiens. Il faut donc rappeler que c’est le produit d’une longue suite d’événements mondiaux, et d’une série de courants de pensée internationaux, qui liaient déjà l’émergence de nouvelles formes de lutte à la production d’une nouvelle subjectivité, ne serait-ce que dans la critique du centralisme, et dans les revendications qualitatives, concernant la « qualité de la vie ». Du côté des événements mondiaux, on citera brièvement l’expérience yougoslave avec l’auto-gestion, le printemps tchécoslovaque et sa répression, la guerre du Vietnam, la guerre d’Algérie et la question des réseaux, mais aussi les signes de « nouvelle classe » (la nouvelle classe ouvrière), le nouveau syndicalisme, agricole ou étudiant, les foyers de psychiatrie et de pédagogie dites institutionnelles…
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